02/08/2009

Planète nature 02.08.09

D'après une nouvelle recherche allemande publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, la quantité et la diversité des champignons flottant dans l'atmosphère seraient beaucoup plus élevées que l'on ne pensait. L'étude montre que nous inhalons entre 1 et 10 spores fongiques chaque fois que nous inspirons.

Les résultats sont importants car de nombreux champignons déclenchent des allergies, provoquent des maladies chez les hommes et les animaux, et nuisent aux plantes. Les spores fongiques jouent également un rôle dans la formation des nuages.

Les scientifiques savent depuis longtemps que les champignons constituent une proportion significative des minuscules particules flottant dans l'atmosphère dans les zones urbaines et les environnements naturels tels que les forêts tropicales. Toutefois, jusqu'à présent la diversité de ces champignons aérogènes n'avait pas encore été documentée.

Les chercheurs ont pu identifier de nombreuses espèces de champignons dans leurs échantillons. En moyenne, chaque mètre cube d'air contient entre 1000 et 10.000 spores fongiques.

«Une personne respire entre 10000 et 20000 litres d'air chaque jour, et chaque inspiration comprend entre 1 et 10 spores», fait remarquer Viviane Després de l'université Johannes Gutenberg.

 

«Nous sommes intéressés par le nombre de spores fongiques dans l'atmosphère pour trois raisons», explique Ulrich Pöschl de l'institut Max Planck de Chimie, responsable de l'étude. «Premièrement, nous pouvons utiliser les spores pour déterminer si les écosystèmes sont modifiés par le changement climatique. Deuxièmement, les spores fongiques jouent un rôle important : elles déclenchent des allergies, détruisent les plantes et provoquent des maladies chez les hommes, les plantes et les animaux.»

En outre, Les spores fongiques et autres particules aérosols biologiques peuvent jouer le rôle de noyau de condensation et de cristallisation pour les gouttes d'eau et les cristaux de glace, et contribuer ainsi à l'apparition de nuages, de brouillard et de précipitations», fait-il remarquer.

Des études plus approfondies sur le nombre et les propriétés des spores fongiques dans l'atmosphère pourraient aider à améliorer notre compréhension de ces processus au sein du système climatique. «Les interactions sont si complexes que nous trouvons sans cesse de nouveaux procédés et facteurs qu'il nous faut prendre en compte», a déclaré le Dr Pöschl concernant le lien entre les champignons, la biosphère et le climat.

Patrick Bauwens

06:38 Écrit par Mel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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